Surendettement : la nouvelle loi permet-elle de sortir du surendettement facilement ?

Krausz Georges : le combat de 120 000 surendettés

Bonjour à toutes et à tous,

aujourd’hui, le blog credit responsable vous adresse un post pas comme les autres !

Il y a quelques semaines, l’un d’entre vous a réagit à un de nos articles sur les vérités et les dessous de la réforme sur le credit à la consommation nommée loi Lagarde !
Ce lecteur du nom de Georges Krausz nous faisait part de sa situation personnelle qui est celle d’un surendetté touché par un accident de la vie.
Il nous a fait part de son combat, de ses procès et de son cri contre les situations de surendettement.

Son témoignage, qui prend parti, reste lucide et agit certainement comme un phare pour guider les plus perdus, les plus surendettés !

Nous avons demandé à Monsieur Krausz l’autorisation de publier son commentaire et il a accepté ! A noter que Georges Krausz est un écrivain et que c’est aussi dans ses livres qu’il mène ses combats contre le surendettement avec la volonté que « personne ne sera laissé au bord du chemin ». Dans ses livres, Georges Krausz est plus que soutenu car c’est monsieur Jean-Louis KIEHL, président de la fondation CRESUS (Chambre Régionale du Surendettement Social ) qui a préfacé ses deux ouvrages

En espérant que celui-ci vous apporte des réponses à vos questions ou qu’il vous fasse poser les bonnes questions !

Avis et commentaires sont attendus sur le blog du crédit responsable !

Reforme du credit à la consommation : une avancée pour tous les surendettés ?

1ier novembre 2010 : La loi LAGARDE du 1ier juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation, entre en vigueur.

  • Presse, médias, radios chaînes de télévision,  publient, affichent, clament, claironnent l’information et la commentent.
  • L’espoir renaît pour toutes les victimes déjà touchées par  la pandémie.
  • Les bénéficiaires de plan galérant avec leur obole de survie depuis dès années, notamment ceux ayant déjà effectués leurs huit, dix ans ou plus, vont, leur dit-on,  « pouvoir rebondir » !
  • Enfin, c’est ce que chacun d’eux comprennent – Ils seraient plus de cent vingt mille concernés par les nouvelles dispositions, à sortir de leur ghetto !

Voici les messages largement dispensés aux citoyens :

La réforme va désormais permettre de  :

  • raccourcir les durées d’inscription au FICP de 8 à 5 ans suite à une Procédure de rétablissement personnel et de 10 à 5 ans dans le cas de la mise en œuvre sans incident d’un plan de remboursement suite à une procédure de surendettement.
  • Réduire la durée des plans de surendettement : la durée maximale des plans de surendettement est ramenée de 10 à 8 ans, pour favoriser le rebond des personnes qui connaissent des difficultés d’endettement.

Avant la réforme :

  • Une personne qui avait fait l’objet d’une mesure de traitement de sa situation de surendettement pouvait être inscrite au fichier FICP pour des durées de 8 à 10 ans.
  • Elle devait se déplacer physiquement dans une succursale de la Banque de France pour savoir si elle était inscrite au fichier FICP.

A compter du 1ier novembre :

  • La durée d’inscription au FICP pour les personnes en Procédure de rétablissement personnel (PRP) sera réduite de 8 à 5 ans. Les 5 ans commenceront à courir à compter de la date de clôture du jugement de PRP.
  • La durée d’inscription au fichier FICP pour les personnes engagées dans un plan de remboursement d’une commission de surendettement sera réduite de 10 à 5 ans si la personne rembourse son plan sans incident.
  • En cas d’incident de remboursement du plan, l’inscription sera prolongée sans que la durée totale d’inscription puisse dépasser une durée maximale de 8 ans.
  • Un nouveau droit d’accès à distance aux informations FICP sera créé pour les emprunteurs. Chacun pourra interroger à distance la Banque de France pour savoir si il ou elle est inscrit(e) au fichier et connaître la durée de son inscription.
  • Pour favoriser le rebond des personnes connaissant des difficultés d’endettement, la durée maximale des plans et des mesures de surendettement sera réduite de 10 à 8 ans.

Les deux mesures principales retenues par tous les bénéficiaires de plan en cours d’exécution à la date de promulgation de la loi leur permettant de redémarrer, sont bien évidemment :

  • La réduction de la durée de leur plan en cours, notamment pour ceux qui ont purgé leurs huit années (voire bien au delà pour certains) de privations et d’exclusion, puisque désormais l’article L331-6 du Code de la Consommation a une nouvelle fois été modifié : « La durée totale d’un plan, y compris lorsqu’il fait l’objet d’une révision ou d’un renouvellement, ne peut excéder huit années……. ».
  • La suppression de leur fichage, dès l’instant où celui-ci a déjà atteint lui aussi les huit années et au delà.

En effet, ne sont-ils pas, selon les termes des messages diffusés, des personnes connaissant des difficultés d’endettement ciblés par le législateur ?

La finalité de sa réforme n’est-elle pas de permettre à ces exclus de rebondir, eux aussi ?

Mais cela signifie pour cela que les mesures énoncées dans les messages emphatiques, soient applicables aux situations et aux plans en cours et non à ceux mis en œuvre  au 1ier novembre.

Georges KRAUSZ (écrivain)

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14 réponses à Surendettement : la nouvelle loi permet-elle de sortir du surendettement facilement ?

  1. Bonjour à toutes et à tous,
    Merci à « Crédit responsable » d’avoir publié mon article sur la loi Lagarde. Je suis moi aussi un déçu ne figurant pas dans le train des 120 000 qui devraient être prochainement libérés, resté sur le quai de la gare en regardant le train s’éloigner. Dans ce convoi vers la liberté, les laissés-pour-compte purgeant leur peine depuis plus de dix ans, ne sont pas prévus. Leur calvaire continue.
    Je vous invite à aller sur mon blog en cliquant sur le lien ci-dessous :
    http://georgeskrausz.blogspot.com/

    Mon premier ouvrage : « Liberté sous Caution », aux Éditions In Octavo. Et la suite de cet ouvrage, chez le même éditeur,à paraître très prochainement.
    Georges Krausz,

  2. Ping : Surendettement : georges krausz surendetté passe sur canal+ | credit responsable

  3. Bonjour,
    Comme vous m’aviez invité à le faire, je vous informe de la sortie de mon livre cité en référence: Je lis sur internet aujourd’hui même :

    Cette sorte de « main courante » fait suite au très beau témoignage que l’auteur fait dans son premier livre « Liberté sous caution ».

    Il y a la misère dont on hérite qui nous poursuit toute notre vie, et celle dans laquelle on tombe, suite à un accident de la vie, comme ce fut le cas de Georges Krausz, il y a vingt ans déjà, suite à la chute imprévisible de son salaire.
    Après avoir obtenu un plan de surendettement en 2000, dont la durée prévue était alors de huit ans, il dut céder à ses créanciers – des organismes financiers exclusivement – son logement et son indemnité de licenciement.
    Il démarrait sa retraite anticipée de cinq ans, avec ce qu’il nomme « son obole de survie », juridiquement intitulée, « reste à vivre », flirtant avec le RMI, sans pour autant être identifié sur la liste officielle des RMIstes.
    Jugé sur les apparences, ses ressources brutes, le rendant citoyen imposable, et non sur le résiduel réel disponible, il ne peut donc pas prétendre à la moindre aide prévue accordée aux plus démunis, dont les RMIstes. Il ne peut pas revendiquer le statut de pauvre, bien qu’il ne lui reste pour survivre avec son épouse, moins de six cents euros par mois, et parfois beaucoup moins.
    Un riche devenu pauvre, c’est suspect !
    Pendant onze années interminables, il devra faire face SEUL, à la pléthore d’aléas ne faisant que l’enfoncer un peu plus dans la précarité, se heurtant systématiquement aux refus de l’administration, des collectivités, s’abritant derrière le système obsolète face aux situations hors normes.
    C’est toute cette hypocrisie que Georges dénonce dans cet ouvrage.
    Il se voit contraint bien malgré lui, de se lancer dans un véritable imbroglio juridique, emporté dans les arcanes de la justice.
    Il affrontera huit Commissions de surendettement, et huit juges, pendant onze longues années. Il subira, plutôt qu’il les acceptera, leurs décisions.
    Et même sa victoire du 11 juin 2009 sera tronquée par une erreur reconnue par le juge, mais non rectifiée.
    La Justice serait-elle une goule démoniaque jouissant de son impitoyable puissance à l’égard des exclus face à l’arrogance bancaire ?
    Face à l’invraisemblable, le témoin et victime de cette histoire, relate avec humour son parcours kafkaïen : des sourires, mais aussi des larmes, et toujours ce sentiment de force pour s’en sortir, et ne pas sombrer dans la déchéance.
    Serait-ce une utopie de concevoir une société plus solidaire et fraternelle où l’indifférence et la discrimination n’auraient plus droit de cité, privilégiant parfois, si c’est humainement nécessaire, la légitimité à la légalité, lorsque la loi est mal appliquée.

    Georges vous fait vivre son combat face aux moulins à vents : l’indifférence, l’inertie de nos politiques, et suggère dans son livre, les réformes salutaires indispensables pour tordre le cou à ce fléau de notre société moderne et son système archaïque

    Je reste à votre entière disposition si vous avez besoin de me contacter.
    Espérant de vos nouvelles. Georges (0614540743)

  4. gautron claudine dit :

    je suis d’accord avec le surendetement mais pour les propriétaires la banque de france préfére demander la vente du bien immobilier au leir de mettre en place unplan sur 8 ans et en plus elles prennent des forfaits pour les charges or souvent les charges sont moins élévés pour les salaires il prennet les déclarations d’impôt or c’est l’année d’avant les salaires augmentant il devrait regarder les 3 derniers salaires je suis décue par la commission de surendettement qui préfere enfoncer les propriétaire ja’attend de l’aide merci

  5. villegas dit :

    bonjour j ai un dossier de surrendettement depius un an j arrive difficilement a l hom=nore tout a tais la faute de mon conseiller a la banque ai je une seconde solution aidez moi svp.

  6. Salit Mona dit :

    bonjour,
    Depuis 2003 je rembourse des créanciers selon plan de surendettement confirmé par la Banque de France. Je tiens à préciser que j’ai parfaitement respecté ce plan et n’ai jamais eu d’incident de paiement.
    Aujourd’hui, je viens de rencontrer le conseiller du LCL qui gére mon compte afin de lui demander selon la loi FICP Lagarde de m’accorder un chéquier, ok pour cela pas de problème, puis je lui ai demandé s’il pouvait m’accorder un petit découvert de 100€ (!!), il a consulté le fichet de la BF et celui-ci précisé, que je suis interdite car fichée jusqu’en …2017 !!!!(ce découvert étant considéré comme un prêt) Que devient la loi Lagarde ??
    Merci de votre réponse sincérement
    MSalit

  7. à l’attention de Gautron Claudine – Votre message du 22 juin :
    Vous avez hélas raison. J’explique cela dans mes deux ouvrages. J’étais propriétaire, mais non seulement on m’a fait vendre mon bien, mais j’ai dû honorer un plan bien au delà de la durée légale et supporter les erreurs récurrentes de la justice, durant onze longues années,et faire face seul contre un système inhumain devenu obsolète. Je vous invite à découvrir toute la vérité dans mon dernier livre : Les Gueux de la République – aux éditions In Octavo.
    Peut-être que le contenu de ce récit vous aidera dans votre combat.
    Cordialement.
    Georges Krausz.

  8. à l’attention de Villegas – message du 23 juin :
    Voici mon conseil :
    Si vous avez des difficultés à honorer les mesures de votre plan, ce qui ne me surprend pas, sachant que les plans conventionnels sont dans la majorité imposés en force, et unilatéralement, sans aucun entretien avec les bénéficiaires, il ne vous reste plus que la solution de déposer un nouveau dossier en invoquant l’aggravation de votre situation.
    Il faudra la justifier et démontrer que votre capacité de remboursement a été surestimée et ne peut pas vous permettre de vous conformer aux exigences de votre plan sur le long terme.
    Bon courage. Georges Krausz.

  9. à l’attention de Salit Mona – Message du 6 juillet :
    Le contenu de votre message m’interpelle : Si votre plan initial date de 2003, vous avez intérêt à vous rapprocher d’une association de défense, ou de votre avocat – La durée cumulée des plans, selon la loi Borloo, et l’art 331-6 du code de la consommation, ne peut excéder 10 ans, et désormais 8 ans depuis la loi Lagarde, et le fichage ramené à 5 ans, ou 8 maxi (si incidents).
    Il me semble urgent de faire revoir votre dossier ! Pourquoi fichée jusqu’en 2017 ? Bizarre !!
    (Vous trouverez infos et arguments dans Les Gueux de la République – aux éditions In Octavo)
    Cordialement. Georges Krausz.

  10. rodride dit :

    je suis surendettée et j’essaie d’honorer mes remboursements car j’ai fait des prêts qui frisent les 20°/° d’intérêts à l’insu de mon mari et ceux pour aider mes enfants cela fait 20 ans que je rembourse et reprends j’ai 66 ans et je ne veux pas prendre ma retraite il faut que je rembourse ce que je dois J’ai écrit au président de la république en lui demandant de faire une loi qui obligerait les banques à renégocier les prêts a un taux plus avantageux sa réponse me parle de la loi du 22 mars qui prévoit que les taux d’usure seront calculés non plus sur la nature renouvelable ou amortissable du crédit mais en fonction du montant correspondant a l’utilisation que l’ont fait du crédit pour moi c’est du jargon! j’ai essayé de faire un rachat de crédit a partenaires finances il n’a pas été accepté je ne sais plus quoi faire
    sincères salutations

  11. A TOUS LES PRÉTENDANTS AU « TRÔNE » DE LA RÉPUBLIQUE

    La campagne présidentielle 2012 est lancée…

    Les postulants à l’élection suprême, tentent tous de nous convaincre, dispensant leurs sermons élogieux aux innocents croyants, qui pour la plupart, succomberont au charme envoûtant de la musique et des paroles.

    Vous semblez tous détenir la vérité, avoir les remèdes à tous nos maux – « Ya qu’à, Faut qu’on » !
    Les États-Unis, l’Europe, la crise, les Pays surendettés – Grèce, Italie, Irlande, Espagne, Portugal, mais aussi, la France, Tous surendettés !

    Chacun d’entre vous avez identifié les causes et détenez la solution pouvant éradiquer la pandémie.

    Mais, lequel, parmi vous, se préoccupe véritablement du sort des citoyens, si ce n’est que de récupérer leurs voix ?

    Lequel d’entre vous aura le courage dans son programme, d’affronter le lobby bancaire, et de mettre en place un Répertoire National du Crédit, seul véritable outil de prévoyance efficace contre le surendettement ? Alors qu’il existe partout en Europe, sauf en France.

    En effet, la seule obligation faite aux organismes financiers, en matière de prévoyance, depuis la loi Lagarde, est de consulter le fichier négatif, recensant les incidents de paiements enregistrés à l’encontre de l’emprunteur, avant de lui accorder un prêt.
    Cette seule mesure n’est pas satisfaisante, car elle ne permet pas d’identifier assez tôt, les emprunteurs souscrivant la pléthore de crédits revolving, trop souvent dispensés sans discernement par certains organismes peu regardants. Et cet empilage de crédit peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années, sans qu’aucun incident ne soit constaté.
    Mais lorsque le premier survient, que le défaillant est enfin identifié, et fiché, il est trop tard.

    Tel un cancer, détecté trop tard, les métastases se sont installées – le cancer financier a vaincu le moribond, alors que le patient aurait pu être sauvé.

    L’hypocrisie de notre système devenu obsolète doit être combattue par un candidat audacieux, se préoccupant du sort des citoyens, et qui aura le courage d’imposer aux banques, cette arlésienne, le fameux fichier positif, recensant tous les crédits souscrits par les particuliers, évitant ainsi l’enlisement de leur situation, puisque les organismes financiers pourront refuser d’accorder le crédit en trop.
    Cet outil de prévoyance permettrait aussi d’avoir une image de la masse immergée de l’iceberg, concernant tous les dossiers non authentifiés de surendettement latent.
    Il serait la barrière infranchissable aux Compulsifs, représentant 25% des dossiers de surendettement.

    On pourrait alors, véritablement parler du Crédit Responsable !

    Georges KRAUSZ,

    auteur

    Liberté sous caution (2007)
    et
    Les Gueux de la République (2011)

    aux Éditions

    In Octavo

  12. Bonjour, amis et lecteurs de Crédit Responsable,

    Je vous invite à regarder l’émission « Toute une Histoire », de Sophie DAVANT, sur FR 2, le jeudi 16 février 2012, de 14 à 15 h. Vous m’y retrouverez, et je pourrai répondre à vos questions, après l’émission. Chat de 15 à 16 h.
    A bientôt.
    Cordialement.
    Georges Krausz.

  13. KRAUSZ dit :

    Retraités, vous gagnez trop !
    On va vous raboter vos avantages fiscaux !

    Ceux qui ont lu mon dernier ouvrage, Les Gueux de la République, aux Éditions In Octavo, paru en mai 2011,étaient déjà prévenus de ce qui nous attendait.

    J’évoquais, page 41 et suivantes :

    En tant que retraités, nous contribuons, comme tous les citoyens imposables, au redressement de la sécurité sociale, en subissant les nouvelles franchises médicales qui se rajoutent au déremboursement de certains médicaments dits de confort de plus en plus nombreux.
    Dire qu’on nous a fait avaler depuis plusieurs années cette poudre de perlimpinpin, déclarée soudainement indigne d’un quelconque remboursement : ces molécules magiques s’avéraient n’être que de simples placébos, aux dires de nos faiseurs de miracles ! – Mais heureusement sans danger pour les consommateurs qui devront au passage, mettre la main au portefeuille, et rechercher la gélule remboursable, jusqu’à quand ?
    Et si l’on connaît les victimes de la supercherie, on ignore tout des charlatans !
    Le nouveau terme utilisé par les experts, médicament dits de confort, est déjà dans la définition trouvée, une pilule que l’on cherche à faire avaler par les citoyens culpabilisés et soumis : « Vous ne vous imaginez tout de même pas que l’Etat
    est là pour assumer votre confort, ni pourvoir à votre bien-être ! ».
    En clair : « Allez vous faire foutre ! ».
    Pourtant, les plus gros consommateurs touchés par la mesure, sont ceux que l’on nomme « les seniors », ou, avec une certaine pointe de jalousie et d’envie, sans doute inconscientes, « les inactifs ».
    On oublie un peu trop vite que les aînés ont contribué très largement par leurs cotisations antérieures,à la solidarité entre les générations. Maintenant qu’ils ont besoin de la faire jouer à leur profit, ils se rendent compte que ça ne marche plus, qu’ils ont été dupés !
    L’État change un peu trop facilement les règles, selon son bon vouloir, trouvant le prétexte de responsabiliser chacun de nous, tout en modifiant unilatéralement les garanties du contrat, oubliant quand ça l’arrange, le principe de la non-rétroactivité de la loi.
    C’est ainsi que vous, les seniors, qui souffrez de troubles digestifs, de ballonnements, de colites, ou de colopathie fonctionnelle, de diarrhées ou de constipation, d’hémorroïdes, ou de troubles circulatoires, ce qui est fréquent chez les anciens, sachez que les experts, après de multiples réunions, colloques et séminaires, aux frais du contribuable, ont conclu que : « vous étiez responsables de vos troubles – Vous deviez faire du sport, manger mieux, et mieux gérer votre stress, et vous retrouveriez la santé ! ». Bravo !!
    Prenez conscience qu’il ne vous faut plus désormais compter que sur vous-même, et assumer seuls, la nouvelle charge financière destinée à votre confort.
    Papy, Mamy, plus de sécu !
    Citoyens, il ne vous reste plus qu’à serrer les fesses. Si vous craignez de ne pas pouvoir contrôler vos troubles,prévoyez la panoplie de slips de rechange, qui eux aussi ne seront pas remboursés.
    Oui, on nous prend bien tous pour des charlots !

    Oui, je l’avais bien prédit dans cet ouvrage : Nos Politiques allaient encore inventer quelque chose et nous faire payer une nouvelle dîme en invoquant la nécessité de combler le trou virtuel de la sécu !
    Ainsi, la nouvelle mesure bien lubrifiée par nos talentueux dirigeants, passerait sans douleur, tel un suppositoire apaisant, colmatant au moins temporairement, le trou légendaire !

    Vont-ils aller plus loin encore ?

    En effet, ils considèrent que les retraités sont des nantis. Voilà une bonne cible qu’on peut toucher sans crainte.
    Nos anciens n’iront pas dans la rue poser des barricades, bruler les voitures, casser les vitrines, ni affronter les CRS.
    Ils ne feront pas grève, ni ne bloqueront les routes. On peut donc leur taper dessus, les montrer du doigt, attiser l’envie des jeunes actifs à leur égard, créer ce climat conflictuel entre les générations. Il n’y aurait donc plus nécessité de respecter nos aînés.

    Nos nouveaux dirigeants semblent détenir le monopole du coeur, en s’attaquant aux niches fiscales, et notamment en considérant qu’il faut supprimer l’abattement de 10% appliqué sur les pensions et les retraites – oubliant de préciser que celui-ci est plafonné en 2012 à 3 660 € par couple.
    N’aurait-il pas été plus honnête de préciser qu’on allait purement et simplement augmenter l’impôt sur le revenu des anciens !
    Sans oublier le prélèvement supplémentaire de 0,90% sur la CSG, afin d’aligner le taux sur celui des actifs.

    Pourquoi n’avez-vous pas annoncé pendant votre campagne, vos intentions à notre égard ?
    Une fois de plus, vous avez dupé les retraités qui ont voté pour vous, loin de s’attendre à ces nouvelles mesures.
    Une fois encore, on change les règles touchant des citoyens cacochymes et pacifiques, pas assez riches pour aller finir leurs jours sous des cieux plus accueillants fiscalement, ni assez pauvres pour prétendre à la moindre aide prévue pour les plus démunis, même en cas de besoin.

    N’est-il pas indécent de prétendre que les retraités sont mieux lotis que les actifs, notamment les jeunes sans emploi ?
    En effet, vous semblez perdre de vue que ces seniors ont pour la grande majorité, cotisé pendant quarante années, voire plus pour les retraites de leurs parents, grand-parents. Certes, ils eurent la chance, pour la plupart d’entre-eux de ne jamais connaître le chômage et ont accumulé des droits qu’on voudrait maintenant leur reprendre !
    Sans doute envisagez-vous aussi leur réclamer une cotisation de solidarité destinée à alimenter un fonds de retraite des jeunes actifs en recherche d’emploi – la solidarité inversée des vieux en faveur des jeunes !

    D’ailleurs, c’est un peu ce qui se passe actuellement, puisque les retraités aident leurs enfants et leurs petits enfants à s’en sortir financièrement, pour palier à l’échec des différents gouvernements face au chômage.

    Que dire du nombre croissant de retraités imposables surendettés, dépouillés de leurs biens, n’ayant plus de toit ?
    Ils ne pourront plus être désormais, que locataires, ne disposant plus que de leur retraite imposable, bénéficiant d’un plan en cours d’exécution, ne leur laissant pour survivre que le minimum vital !

    Ils devront néanmoins s’acquitter de leur impôt, prélèvements sociaux, taxe d’habitation, supporter les franchises médicales et les participations forfaitaires, les hausses exponentielles de leurs mutuelles, en raison des désengagements successifs de la sécurité sociale, et subir un prélèvement supplémentaire de CSG au nom de la sacro-sainte équité entre tous les citoyens.
    Sans oublier les hausses récurrentes incontrôlables de leur loyer, chauffage, Gaz, EDF, eau, carburant et des primes d’assurances.

    Mais leur statut fiscal de rentiers imposables les oblige à toujours contribuer à la solidarité sans oser prétendre, en cas de besoin, pouvoir en profiter un jour.
    Personne n’évoque la différence considérable des cotisations « mutuelle » des retraités comparées à celles des actifs (bénéficiant la plupart du temps d’un contrat-groupe souscrit par leur employeur), souvent défiscalisées.

    Nous nous apercevons, une fois de plus, que c’est encore la classe moyenne qui va trinquer, et notamment vos pacifiques retraités. Au crépuscule de leur vie, la plupart amoindris physiquement, voire intellectuellement, ils n’aspirent plus qu’à vivre dans le calme et la sérénité en jouissant de leur retraite bien méritée sans qu’on les montre du doigt.
    Ne les obligez-pas à avoir honte d’être pressentis comme des nantis. Pensez à ces aînés, à vos racines, ayant connu la seconde guerre mondiale, et ou participé aux opérations militaires en Algérie.

    Alors, si vous privilégiez l’humain, respectez vos ancêtres en ne leur retirant pas les soit-disant avantages acquis.

    Si vous êtes courageux, attaquez-vous aux gros poissons, et non aux vieux thons, las d’avoir remonté le courant.

    Georges KRAUSZ,

    auteur de

    Liberté sous caution (2007)

    Les Gueux de la République (2011)

    Éditions In Octavo

  14. credit responsable dit :

    Merci Georges pour ce nouveau coup de gueule !
    N’hésitez pas à revenir sur le site de credit responsable pour vous exprimer.

    bien à vous
    credit responsable

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